Maman-Marie je t'en prie!
Guide mes pas sur le chemin
De l'Humilité, de la Douceur.
Cette autoroute
Qui permet la rencontre
avec Le Christ-Jésus
Dans La profondeur de l'Âme
Le Maître
C'est le Christ intérieur en chacun de Nous
C'est ce coeur d'Amour
C'est le chemin de la Vérité
Cet enseignement
C'est la mise en pratique de la Nouvelle
Alliance
Au meilleur de ma connaissance
À chaque instant de mon quotidien
C'est le chemin de la vraie vie.
La Foi
J'ai dit à la personne
qui se trouvait là, près de la cloture,
au début de l'année:
"Pouvez-vous me donnez une lumière
que je pourrai facilement suivre
et qui me guidera dans l'inconnu?"
Il m'a répondu:
"Va là-bas, dans la noirceur,
et plonge ta main dans celle de Dieu;
ce geste sera mieux pour toi
que la lumière ne peut l'être,
et il te conduira encore mieux
qu'un chemin que tu connais déja par coeur."
Auteur inconnu
La loi nouvelle inscrite dans le coeur des hommes
Nous avons le Décalogue, donné par Moïse ... et tout ce que recommande la lecture des livres
saints. « Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez toute malice devant mes yeux ! Apprenez à bien agir,
recherchez ce qui est juste ; prenez la défense de l’opprimé, de la veuve, de l'orphelin. Venez
et parlons ensemble, dit le Seigneur » (Is 1,16-18)... Mais nous avons aussi les lois du Verbe,
les paroles d'exhortation qui n'ont pas été écrites sur des tables de pierre par le doigt du
Seigneur (Ex 24,12) ; elles ont été inscrites dans le cœur des hommes (2Co 3,3)... C'est pourquoi
les tables des cœurs durs sont brisées (Ex 32,19) ; la foi des petits enfants imprime ses traits
dans des esprits dociles. Ces deux lois ont servi au Verbe pour la pédagogie de l'humanité,
d'abord par la bouche de Moïse, ensuite par celle des apôtres...
Mais nous avons besoin d’un maître pour expliquer ces paroles saintes… C’est lui qui nous
enseignera les paroles de Dieu. L'école, c’est notre Église ; notre unique Maître, c'est le
Fiancé, volonté bonne d'un Père bon, sagesse originelle, sainteté de la connaissance. « Lui-même
est propitiation pour nos péchés » (1 Jn 2,2). C'est lui qui guérit nos corps et nos âmes,
l’homme tout entier, lui Jésus qui est « propitiation non seulement pour nos péchés, mais pour le
monde tout entier. Et nous savons que nous l'avons connu par le fait que nous observons ses
commandements. Celui qui dit ‘je l’ai connu’ sans garder ses commandements est un menteur et la
vérité n’est pas en lui » (1Jn 2,3-4)
Élèves de cette bienheureuse pédagogie, parachevons le beau visage de l'Église et accourons en
petits enfants vers cette mère pleine de bonté. Devenons les auditeurs du Verbe ; glorifions la
bienheureuse providence, qui nous guide par ce Pédagogue et nous sanctifie comme enfants de Dieu.
Clément d'Alexandrie (150-vers 215), théologien
"Que rien ne te trouble,
que rien ne t'effraie,
tout passe!
Dieu ne change pas,
la patience obtient tout;
celui qui a Dieu ne manque de rien;
Dieu seul suffit."
Sainte Thérèse d'Avila
Hérode cherchait à voir Jésus
Les prophètes annonçaient d’avance que Dieu serait vu des hommes,
conformément à ce que dit aussi le Seigneur :
« Bienheureux les coeurs purs, parce qu’ils verront Dieu. »
Certes, selon sa grandeur et son inénarrable gloire,
« nul ne verra Dieu et vivra » , car le Père est insaisissable.
Mais selon son amour, sa bonté envers les hommes et sa toute puissance,
il va jusqu’à accorder à ceux qui l’aiment le privilège de voir Dieu --
ce que, précisément, prophétisaient les prophètes --,
car « ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. »
Par lui-même, en effet, l’homme ne pourra jamais voir Dieu ;
mais Dieu, s’il le veut, sera vu des hommes, de ceux qu’il veut,
quand il veut et comme il veut. Car Dieu peut tout :
vu autrefois par l’entremise de l’Esprit selon le mode prophétique,
puis vu par l’entremise du Fils selon l’adoption,
il sera vu encore dans le Royaume des cieux selon la paternité,
l’Esprit préparant d’avance l’homme pour le Fils de Dieu,
le Fils le conduisant au Père, et le Père lui donnant l’incorruptibilité
et la vie éternelle, qui résultent de la vue de Dieu
pour ceux qui le voient. Car, de même que ceux qui voient la lumière
sont dans la lumière et participent à sa splendeur,
de même ceux qui voient Dieu sont en Dieu et participent à sa splendeur.
Or, vivifiante est la splendeur de Dieu.
Ils auront donc part à la vie,ceux qui voient Dieu.
Saint Irénée de Lyon (vers 130-vers 208)
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« Il t’appelle par ton nom »
Tout au long de notre vie, le Christ nous appelle. Il nous serait bon d'en avoir conscience,
mais nous sommes lents à comprendre cette grande vérité, que le Christ marche en quelque sorte
parmi nous et par sa main, par ses yeux, par sa voix, nous ordonne de le suivre. Or nous ne
saisissons même pas son appel qui se fait entendre à cet instant même. Il a eu lieu,
pensons-nous, au temps des apôtres ; mais nous n'y croyons pas pour nous-mêmes, nous ne
l'attendons pas. Nous n'avons pas d'yeux pour voir le Seigneur, et en cela, nous sommes très
différents de l'apôtre bien-aimé qui distingua le Christ alors même que les autres disciples ne
le reconnaissaient point (Jn 21,7).
Et pourtant, sois-en sûr : Dieu te regarde, qui que tu sois. Il t'appelle par ton nom. Il te voit
et il te comprend, lui qui t'a fait. Tout ce qu'il y a en toi, il le sait : tous tes sentiments
et tes pensées propres, tes inclinations, tes goûts, ta force et ta faiblesse. Il te voit dans
tes jours de joie comme dans tes jours de peine. Il prend intérêt à toutes tes angoisses et à
tes souvenirs, à tous les élans et à tous les découragements de ton esprit. Il t'entoure de ses
bras et te soutient ; il t'élève ou te repose à terre. Il contemple ton visage, dans le sourire
ou les pleurs, dans la santé ou la maladie. Il regarde tes mains et tes pieds, il entend ta voix
, le battement de ton cœur et jusqu'à ton souffle. Tu ne t'aimes pas mieux qu'il ne t'aime.
Cardinal John Henry Newman (1801-1890), prêtre, fondateur de communauté religieuse, théologien
L'Amour et la grande Foi d'une Maman
Sept frères avaient été arrêtés avec leur mère. A coups de fouet et de nerf de boeuf,
le roi Antiochus voulut les contraindre à manger du porc, viande interdite. Leur mère fut
particulièrement admirable et digne d'une illustre mémoire : voyant mourir ses sept fils dans
l'espace d'un seul jour, elle le supporta vaillamment parce qu'elle avait mis son espérance
dans le Seigneur. Elle exhortait chacun d'eux dans la langue de ses pères ; cette femme héroïque
leur parlait avec le courage d'un homme : « Je suis incapable de dire comment vous vous êtes
formés dans mes entrailles.
Ce n'est pas moi qui vous ai donné l'esprit et la vie, qui ai
organisé les éléments dont chacun de vous est composé. C'est le Créateur du monde qui façonne
l'enfant à l'origine, qui préside à l'origine de toute chose. Et c'est lui qui, dans sa
miséricorde, vous rendra l'esprit et la vie, parce que, pour l'amour de ses lois, vous méprisez
maintenant votre propre existence. » Antiochus s'imagina qu'on le méprisait, et soupçonna que
ce discours contenait des insultes. Il se mit à exhorter le plus jeune, le dernier survivant.
Bien plus, il lui promettait avec serment de le rendre à la fois riche et très heureux s'il
abandonnait les usages de ses pères : il en ferait son ami et lui confierait des fonctions
publiques.
Comme le jeune homme n'écoutait pas, le roi appela la mère, et il l'exhortait à
conseiller l'adolescent pour le sauver. Au bout de ces longues exhortations, elle consentit
à persuader son fils. Elle se pencha vers lui, et lui parla dans la langue de ses pères,
trompant ainsi le cruel tyran : « Mon fils, aie pitié de moi : je t'ai porté neuf mois dans
mon sein, je t'ai allaité pendant trois ans, je t'ai nourri et élevé jusqu'à l'âge où tu es
parvenu. Je t'en conjure, mon enfant, regarde le ciel et la terre avec tout ce qu'ils contiennent
: sache que Dieu a fait tout cela de rien, et que la race des hommes est née de la même manière.
Ne crains pas ce bourreau, montre-toi digne de tes frères et accepte la mort, afin que je te
retrouve avec eux au jour de la miséricorde. » Lorsqu'elle eut fini de parler, le jeune homme
déclara : « Qu'attendez-vous ? Je n'obéis pas à l'ordre du roi, mais j'écoute l'ordre de la Loi
donnée à nos pères par Moïse. Et toi, qui as inventé toutes sortes de mauvais traitements contre
les Hébreux, tu n'échapperas pas à la main de Dieu. »
Deuxième livre des Maccabées 7,1.20-31.
« Ce peuple m'honore des lèvres mais son coeur est loin de moi »
Imaginons qu'il y a en nous un palais d'une immense richesse, construit tout en or et en pierres
précieuses, digne enfin du Maître auquel il appartient. Puis dites-vous, mes soeurs, que la
beauté de cet édifice dépend aussi de vous. C'est vrai, car est-il plus bel édifice qu'une âme
pure et pleine de vertus ? Plus elles sont grandes, plus les pierreries resplendissent. Enfin,
songez que dans ce palais habite ce grand Roi qui a bien voulu se faire notre Père ; il se tient
sur un trône de très haut prix, qui est votre coeur...
Peut-être rirez-vous de moi, et direz-vous que c'est fort clair, et vous aurez raison, mais cela
a été obscur pour moi pendant un certain temps. Je comprenais bien que j'avais une âme, mais
l'estime que méritait cette âme, la dignité de celui qui l'habitait, voilà ce que je ne
comprenais pas. Les vanités de la vie étaient comme un bandeau que je mettais sur les yeux.
Si j'avais compris, comme je le fais aujourd'hui, qu'en ce tout petit palais de mon âme habite
un si grand Roi, je ne l'aurais pas laissé seul si souvent ; je me serais tenue de temps en
temps près de lui, et j'aurais fait le nécessaire pour que le palais soit moins sale. Qu'il est
donc admirable de songer que celui dont la grandeur emplirait mille mondes et beaucoup plus,
s'enferme ainsi en une si petite demeure !
Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
La Vérité
La joie,la liberté
Je les trouverai, avec un soupçon d'humilité.
« C’est ma joie ; j’en suis comblé. Lui, il faut qu’il grandisse et moi, que je diminue »
Jean a affirmé ce que vous avez entendu, quand on lui rapporta, pour exciter sa jalousie,
que Jésus faisait beaucoup de disciples. Ses amis lui dirent, comme s'il était jaloux :
« Le voilà qui baptise et tous viennent à lui ». Mais Jean a reconnu ce qu'il était ; par là,
il a mérité d'être uni au Christ, parce qu'il n'a pas osé s'attribuer ce qui était au Christ...
Il ne tire pas sa joie de lui-même. Celui qui veut trouver en lui-même la cause de sa joie sera
toujours triste ; mais celui qui veut trouver sa joie en Dieu sera toujours dans la joie, parce
que Dieu est éternel. Veux-tu avoir une joie éternelle ? Attache-toi à celui qui est éternel.
C'est ce qu'a fait Jean.
C'est la voix de l'époux qui réjouit l'ami de l'époux, et non sa propre voix ; il se tient debout
et il écoute... « Voilà ma joie ; elle est maintenant parfaite ». J'ai ma propre grâce, je ne
souhaite rien de plus, de peur de perdre ce que j'ai reçu. Quelle est cette joie ? « Il est ravi
de joie à la voix de l'époux ». Que l'homme comprenne donc qu'il ne doit pas se réjouir de sa
propre sagesse, mais de celle qu'il a reçue de Dieu. Qu'il ne cherche pas autre chose, et il ne
perdra pas ce qu'il a reçu... Jean a reconnu avoir tout reçu ; il a dit qu'il était joyeux à
cause de la voix de l'époux, et il a ajouté : « Ma joie est maintenant parfaite ».
Saint Augustin
Méditations
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« Bien avant l’aube, Jésus se leva, sortit, et alla dans un endroit désert. Là, il priait »
Jésus lui-même, Dieu et Seigneur, dont la force n’avait pas besoin d'un appui dans la retraite,
ni n’était entravée par la société des hommes, a eu soin pourtant de nous laisser un exemple.
Avant son ministère de prédication et de miracles, il s'est soumis, dans la solitude, à
l'épreuve de la tentation et du jeûne (Mt 4,1s). L'Écriture nous rapporte que, délaissant la
foule des disciples, il gravissait seul la montagne pour prier (Mc 6,46). Puis à l'heure où sa
passion était imminente, il abandonne ses disciples, et il s'en va prier seul (Mt 26,36) :
exemple qui fait saisir entre tous combien la solitude est avantageuse à la prière, puisqu'il
ne veut pas prier a côté de compagnons, même des apôtres.
Il ne faut pas passer sous silence un tel mystère qui nous concerne tous. Lui, le Seigneur, le
Sauveur du genre humain, offre en sa personne un vivant exemple. Seul au désert, il se donne à
la prière et aux exercices de la vie intérieure -- le jeûne, les veilles et les autres fruits de
pénitence -- surmontant ainsi les tentations de l'Adversaire par les armes de l'Esprit.
O Jésus, j'accepte qu'à l'extérieur, il n'y ait personne avec moi ; mais que ce soit pour qu'à
l'intérieur je sois davantage avec toi. Malheur à l'homme seul, si tu n'es pas seul avec lui !
Et combien d'hommes demeurent dans la foule et sont vraiment seuls, parce qu'ils ne sont pas
avec toi. Je voudrais, avec toi, n’être jamais seul. Car, en ce moment personne n’est avec moi,
et pourtant je ne suis pas seul : je suis à moi-même une foule.
Guigues le Chartreux (1083-1136), prieur de la Grande Chartreuse
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