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Le Seigneur ne promet pas une traversée facile ; mais une arrivée à bon port, si nous plaçons notre confiance en lui.


Mes amies amis, après plusieurs décennies de cheminement personnel ; permettez-moi de vous raconter cette simple histoire ; je peux dire ma conversion ; le passage d'un cœur de pierre à un cœur de chair. Par la grâce de Dieu et des ses anges, j’ai pu remonter au tout début de mon existence, c’est-à-dire, de l'intérieur de ma maman. Il est possible de se rappeler, de ressentir des événements de l'intérieur de notre maman, si nous faisons le cheminement nécessaire par la méditation. Ce cheminement me permet aujourd'hui de vivre heureux dans l'union au Seigneur.
Je vous dirai ceci¨" Rien n'est vraiment acquis dans un cheminement spirituel ; tout se passe dans le moment présent, une seconde à la fois." Mon histoire à surement des similitudes avec la votre et mes découvertes vous aideront à vivre plus heureux ; à rendre votre entourage plus heureux et ainsi contribuer à faire de la planète bleue, une terre d’Amour. Si vous avez des questions, il me fera plaisir d'y répondre.

 

Mon vrai cheminement chrétien, pour devenir le disciple de Jésus débuta avec la rencontre du mouvement spirituel alcoolique anonyme. Ce mouvement spirituel est basé sur 12 étapes ; pour moi, la source de cet enseignement est celui de Jésus ; particulièrement le Sermon sur la Montagne de Matt 5 à 8 exclusivement.

Pour cheminer spirituellement en profondeur je dois être vrai avec moi-même et avouer ce qui ne va pas bien en moi ; c'est une confession. Dans AA cette confession est primordiale pour grandir sur le chemin de la sobriété. Par contre il y a des personnes qui disent qu’il faut prendre son temps avec les étapes et surtout la 4 et 5 étapes. Il y a également les personnes qui disent qu'il faut faire une 4 et 5 même en surface d’abord, pour mieux se connaître en profondeur par la suite ; c'est-à-dire pour mieux connaître la raison de notre mal à l'âme ; ce mal qui a conduit à notre déchéance dans tous les domaines de notre vie ; je suis une de ces personnes. Je vais essayer de vous éclairer sur la pertinence ou pas, d'une 4 et 5 et de la pertinence de la dixième étape chaque soir et souvent dans l'instant présent.

Pour mieux vivre les étapes que nos prédécesseurs Bill et Bob ont mis en pratique ; je vais si vous le voulez, vous parler de mon expérience en profondeur selon les douze étapes et le Sermon sur la montagne. Je vais vous parler de mon expérience de la mort à l'âme à aujourd’hui, ma renaissance sur le chemin de la sobriété par la pratique de la troisième étape ; dans un abandon de plus en plus en profondeur dans l’Humilité. Cela est toujours selon ma compréhension ; une autre personne peut penser autrement que moi et c'est son droit. L'important est de demeurer abstinent une journée à la fois vers la sobriété. Donc, je suis entré dans une salle AA pour la première fois en 1989 ; j’ai débuté aussi un autre mouvement, car j'étais dépendant aussi des drogues. Après quelques réunions, je suis allé chercher le jeton du nouveau et j'ai également acheté le gros livre. Arrivé chez moi, j'ai placé le gros livre dans le haut de mon garde robe ainsi que le jeton du nouveau. Je croyais que j'étais capable de continuer par moi-même ; j'étais un homme moi ! Je suis demeuré abstinent trois mois, de la boisson et des drogues ; tout paraissait bien aller ; j’avais un commerce qui marchait bien ; j’étais à ce moment là propriétaire d'un complexe touristique comprenant motel avec bar restaurant et brasserie.

 

 Mes enfants travaillaient avec moi, ainsi que mon épouse ; j’avais une vingtaine d'employés en tout. Je me prenais pour Dieu, beaucoup de personnes dépendaient de moi et je voulais qu’ils soient heureux ; mes employés étaient également comme mes enfants. Mon parrain disait ceci :"Au début de mon cheminement, à mon réveil, je disais à Dieu : tu peux aller te coucher je suis debout. J’étais un peu beaucoup comme mon parrain. Je voulais rendre les gens heureux et j'étais le plus malheureux des hommes à l'intérieur de moi !

Après trois mois sans consommation, je me croyais guéri. Durant cet été 1989, le commerce fonctionnait au maximum ; les motels à 100%. Tout allait bien sur le coté financier ; tout allait bien avec mes enfants ; avec mes parents et tous mes employés. Mais, il y avait un hic ; l’amour entre moi et moi épouse ne fonctionnait plus selon mes désirs ; nous nous étions mariés en 1967 et je l'aimais de mon coté comme au premier jour ; je l'a plaçais sur un piédestal ; c’était mon Dieu à moi. Un matin de l'été 1989, j'ai pris ma première bière pour fêter tout ce qu'il allait bien et pour noyer ma peine ; la peine de l'effritement de l'amour entre moi et celle que mon cœur aimait toujours. Aujourd’hui, je sais des choses sur mon comportement, que je ne connaissais pas alors ; je me disais :" Je vais arrêter de boire ou de consommer des drogues, quand ceci ou cela ira bien ; il y avait toujours une excuse, que je trouvais en dehors de moi. Mais à l'été 1989 le vrai problème était au dedans de moi ; j’étais dépendant non seulement de l’alcool, mais de tout.

 

 J'achetais l'amour pour compenser mon manque d'amour envers moi -même ; j’achetais même l'amour de mon épouse ; car je ne pouvais faire autrement ; je ne m'aimais pas ! Aujourd'hui je sais ceci ;" Je ne peux donner ce que je n'ai pas !" .J'ai appris aussi ceci :" Le véritable Amour donne la liberté." Mes moyens financiers m'ont permis de compenser ce manque d'Amour envers moi-même et envers les autres, pendant plus d'un quart de siècle. Ma XIème rechute débuta en 1989 jusqu'en novembre 1991. Durant cette période, j’ai consommé du matin au soir durant deux ans sans arrêt ; et souvent des journées en quantité industrielles ; la cocaïne aidant ; pour celles et ceux qui connaissent. Je me rappelle ce matin de novembre 1991 ; vers 7 heure 30 minutes, Reno mon fils âgé de 24 ans travaille à la réception des motels ; moi je suis au bar, pour faire le nettoyage, la vérification de l'inventaire et recette de la soirée précédente. Une partie du bar est situé sous la réception ; Reno arrive par l'escalier, pour se rendre à la toilette. Il passe devant moi, j'étais derrière le bar entrain de prendre ma deuxième bière. Quelques instants plus tard, il repasse devant moi ; il me regarde avec les yeux de son âme et continue. Ce regard, je ne l'oublierai jamais ; cela est venu me chercher au plus profond de moi-même, merci mon Dieu. À peine eu t’il fait quelques pas, que je lui dis la phrase suivante :" Reno, papa va arrêter de boire." Il s’arrête, il se retourne en me regardant dans les yeux ; sa réponse fut celle-ci :" Pa ! Arrête de le dire ! Fais le !" Tu as raison Reno papa va arrêter de le dire et je vais le faire ; j’ai pris ce qui restait de ma bière et je l'ai versé dans le lavabo. Cette phrase je m'en souviens toujours aujourd’hui comme à la seconde près ; Pa ! Arrête de le dire ! Fais-le !

C'est le début de mon abstinence avec l’alcool et depuis ce jour vingt quatre heures à la fois ; souvent même une fraction de seconde à la fois. Dans le mouvement, il est dit ceci : » l'alcool n'est que 15% du problème. »Il restait les 85% et j'étais abstinent sans la mise en pratiques des12 étapes suggérées. Je suis demeuré abstinent sans trop de difficulté de ce jour de Novembre1991 au 26 août 1992 .Je sublimais mon manque d'Amour en cherchant à rendre les gens heureux autour de moi ; toujours selon ma manière. Un après-midi de mars 1992, je vois Reno main dans la main avec son amie ; après une séparation de presque un an ; je le voyais heureux et j'étais le plus heureux de hommes.

Je lui ai offert ma maison gratuitement et moi je demeurerai dans le loyer de mon commerce ; mon épouse m'avait quitté depuis quelques mois. Reno accepte ma proposition et j'en étais fier ; mais comme vous le voyez, c’est encore ma façon de contrôler et t'acheter l'Amour. J'aime mieux donner que recevoir ; j’y perdais au change matériellement ; mais j'y gagnais au niveau émotionnel ; et c'est toujours cela, qui fût de première importance pour moi ; depuis ma tendre enfance et encore aujourd’hui. Aujourd’hui, il y a une grande différence, je donne de plus en plus dans l’amour véritable ; cet amour apporte la paix, merci mon Dieu. Un mois plus tard, en avril mon épouse revient comme conjointe ; j'étais très heureux ; mon Dieu serait à mes cotés ! Je dois vous dire ceci : » Ma conjointe et l'amie de Reno continuaient de travailler au commerce durant les séparations. » Cette situation n'était pas toujours facile pour Reno et moi. J'oubliais régulièrement ma tristesse, en voyant celle de mon fils.

Un matin d'avril Reno et moi après vérification des revenus de la journée précédente, avons abordé un autre sujet, pour mieux continuer la journée. Ce matin là, je ne sais pourquoi, le thème fut notre compréhension de l'existence de Dieu. Une discussion d'une quinzaine de minutes à partir du Bing Bang ; ensuite en prenant la direction de la réception du motel, je dis à Reno ceci :" Reno, le premier des deux qui décède viendra dire à l'autre la vérité sur Dieu." Sa réponse fut :" Ok Pa «. Je croyais être celui qui un jour viendrait dire cette vérité à Reno, cet Ami, ce fils, mon bras droit ! Si je suis ici pour vous raconter ; c'est qu'il en fût autrement quelques temps plus tard.

Pour moi la famille fut toujours de première importance ; un jour je dis à mes enfants :" Tant et aussi longtemps que la famille existe, rien ne peut la détruire." Je parlais des événements extérieurs bien sur ! Mais quand ces mêmes événements viennent de l’intérieur, le cercle familial diminue de plus en plus. Je demeurais abstinent ; mais comme le disait un très bon membre qui enseignait les étapes ; en parlant des membres qui ne pratiquaient pas les12 étapes « : Je toff, mais c'est toff».

Voici l’événement qui se produisit à l'intérieur de ma famille, un samedi matin du printemps 1992. Reno et moi discutions du commerce. Il me demanda ;"Pa je vais faire le nettoyage extérieur ce matin et toi fais celui du bar ; si tu veux ?" Je lui répondis ;"Pas de problèmes Reno.»Nous faisions souvent de ces changements à l'improviste ; il en connaissait autant que moi, dans toutes les fonctions du commerce. Dix minutes plus tard, un coup de téléphone du motel 106, me disant qu'il y a une bagarre au motel 107 .Je monte à la course vers le motel 107 ; dehors, je vois une personne quitté les lieux en auto et à toute vitesse ; j’arrive au motel, Reno à le visage toute ensanglantée et cela coule abondamment. J'étais hors de moi ; Reno me dit :" Ils m'ont frappé avec une bouteille ! Au même instant le second personnage en profite pour sortir. Je cours après lui pour lui donner une bonne raclée ; mais en même temps, je pense à Reno qui avait besoin de mon aide ; j’avais peur pour sa vie. Je le laisse partir en lui criant :" Tu ne perds rien pour attendre (en des termes plus convainquant) ! Ces monstres qui ont causé cet acte disgracieux à mon fils, sont deux de mes frères.

Je monte immédiatement avec Reno à l’hôpital. Chemin faisant, j'étais beaucoup plus nerveux que lui ; il avait la tête couverte d'un linge. Peu avant l'arrivée à l'hôpital il me dit :" Pa cela ne coule plus." Je me rappelle d’avoir remercier le Seigneur. À l'hôpital le docteur lui fait 50 points pour refermer ses blessures ; il demeure sous observation pour quelques heures. Dans l’après-midi, il arrive de l'hôpital ; lorsque je le vois, le visage recouvert d'un filet blanc pour soutenir les points ; j’ai senti en lui comme en moi le mal à l’âme. J’aurais bien aimé lui dire en parole, à quel profondeur je l'aimais ; lui dire, la peine que j’avais de le voir ainsi et comment j`étais fier de lui ; mais mon cœur, n'était pas encore un cœur de chair ; alors, en le regardant dans les yeux, je lui ai dit avec toute la tendresse que j'avais :" Comment ça va Reno ? Et avec toute sa tendresse, il m'a répondu :"¨Ça va Pa !" J'ai demandé à Reno par la suite de ne pas se venger lui-même ; de me laisser faire, j'allais les faire payer à sa place. Il a accepté, mais non pas avec plaisir. Aujourd’hui 20 ans plus tard, par la prière et la méditation, j’ai pardonné en profondeur par la grâce de Dieu.

Le 26 août 1992 quelques minutes avant sept heure du matin ; je m'apprête à ouvrir la réception des motels ; le téléphone sonne ; c’est Reno ; il me dit simplement « : Pa, j’arrive." Je réponds :" Ok, Reno." Je ferme le téléphone. Quelques secondes après avoir fermé la ligne, je me suis dis :" Il n'a pas besoin d'être ici de bonne heure ce matin ; je rappelle ; sa conjointe répond ; je lui dis :" Dis à Reno de seulement descendre à neuf heure.»Elle me répond :" il est parti.» Je monte à la réception ; cinq, dix minutes passent et Reno n'est toujours pas là ; en m’assoyant, je ressens en moi, que quelque chose de grave est arrivée à Reno. Les autos sont à la maison ; mon voisin de motels fait du taxi ; je lui demande de venir avec moi, pour voir ce qui est arrivé à Reno. Après 500 mètres environ, la route est bloquée ; je débarque, je marche rapidement, puis, je me mets à courir ; des personnes marchent dans le sens inverse ; dans leurs mutismes, ils me disent la vérité. Plus j'approche et plus je suis certain que Reno est impliqué dans la tragédie .J'arrive enfin, je vois un cercle de sécurité ; dans ce cercle une moto bleue et blanche ; une couverture rouge dissimule une personne, Reno.

Je crois aujourd'hui que les quelques réunions fait trois ans auparavant ont eu à ce moment un effet bénéfique sur moi .Ce n'est pas facile, même après bientôt 20 ans de revivre cette tragédie ; mais, qui n'en a pas vécu dans sa vie ? J’ai pleuré les jours suivant, tout en essayant d'aider la maman de Reno, son frère et sa soeur qui avaient autant, sinon plus de peine que moi. Après son enterrement, j'invite tout le monde au bar .Le commerce est fermé depuis l’accident. Je regarde celles et ceux qui étaient au bar ; ils buvaient et riaient. "Je devrais faire comme eux, mais la promesse faite à Reno avait priorité, malgré la souffrance qui m’habite."

Je dois quand même vous dire ceci, avant d'aller plus loin. Avant son départ pour l'Autre-Rive, j'avais très très peur, qu’il arrive un accident de moto à Reno. Je lui avais fait suivre des cours en Ontario par un ancien champion canadien. Reno a participé et remporté plusieurs courses au Québec et en Ontario. À la vue de la couverture et du sang tout autour ; j’ai ressenti un déchirement profond en moi ; un mal atroce et dans le même instant, une grande paix envahit tout mon être ; comme une joie ; la peur de la mort venait de disparaître ; j'ai également ressenti la présence de Reno vivant sous une autre forme ; cela par la grâce de mon Dieu d'Amour tel que je le conçois.

Les 4 années qui suivirent furent un enfer ; une déchéance qui m'a permis de vivre mon bas fond ; pour mieux mettre la méthode en pratique jusqu'à ce jour.

Permettez-moi de vous raconter quelques uns de ces événements de 1992 à 1996 .Quelques semaines après le décès de Reno, je me rends au cimentière ; c'est le soir ; au pied de sa tombe, dans les larmes, je dis au Seigneur ;" Pourquoi mon Dieu ? Il n'a que 24 ans et j'en ai 44 ans. C'est moi qui devrais-être à sa place ! Mon Dieu pour vous remercier de me l'avoir prêté 24 années, je vous offre le reste de ma vie à faire le bien ; à être le bien, pour que Reno soit plus près de toi Seigneur.

Je t'offre ma vie pour le bonheur de mes autres enfants ; et pour le bonheur de ma conjointe. Je dis à Reno : Salut Reno papa reviendra demain." je me retourne, je fais quelques pas et je ressens comme quelque chose qui me tient les chevilles et qui me clouait sur place. Sans aucune crainte, je me retourne et je dis :"Ok Reno papa restera encore un peu.»

À ce moment, je ressens une énergie m'envahir de la tête au pied ; une énergie qui m'apporte une certaine paix et le calme. Quelques instants plus tard cela cessa et je quitte le cimetière. Cette énergie je l’a ressens de sept 1992 à février 1996.

Et c’est ainsi à chaque visite au cimetière, sur la tombe de Reno. Cette énergie est devenue pour moi comme une drogue ; une drogue qui me donnait un certain calme, pour faire quelques pas de plus. Cela me permet je crois de demeurer vivant ; merci mon Dieu pour cette grâce .Neuf mois environ après le décès de Reno, j'ai voulu mettre en branle un projet que nous avions élaboré Reno et moi ; projet pour empêcher l'exode des jeunes ; un complexe touristique à Grande -Rivière ; avec ce que nous possédions déjà ; plus une amélioration de plusieurs millions échelonnée sur différentes phases. Un complexe médiéval et la création d'une trentaine d'emplois de plus, dans la première phase. Je n'avais que l'énergie pour subsister. Débuter ce projet trop tôt, fut une fuite pour diminuer ma souffrance intérieure et ce qui devait arriver arriva. Je ne buvais pas, mais l'ivresse mentale était au maximum ; premièrement dans le travail et je ne dormais que deux ou trois heures par jour de 1992 à sept 1994 .Comme c'est souvent le cas dans ces circonstances ; il y a les profiteurs de ces tragédies ; et je ne fus pas une exception à la règle.

Évidemment aujourd'hui, je sais par la mise en pratique du Sermon sur la Montagne que je suis le seul responsable de ces événements. J'ai fuis dans le travail, dans le sexe et autres ; c’est-à-dire que j'avais perdu la maitrise de ma vie dans tous les domaines ; par contre j’étais l'abstinent de l'alcool.  Je tenais la promesse faite à Reno   par la grâce de Dieu. En 1994, j’ai tout perdu commerce, maison, donc travail pour moi et mes enfants et mon épouse. Sans le sous je suis arrivé sur l'aide sociale.

Au début février 1996 mon épouse me quitte pour un autre .Cela me fait très très mal ; je me rappelle de lui avoir dit :"Je me sens rejeter ; mais je t'aime assez pour te laisser partir." Mais la vérité était tout autre :" La peine que j'avais pour Reno en était encore comme au premier jour et la souffrance de la voir partir était noyée dans ce grand océan de souffrance, que je ressentais encore depuis le départ de mon bras droit, mon Ami mon Fils, Reno.

 

Fin Février 1996, je me rends au cimetière ; je m'attends à recevoir la même énergie que je recevais depuis sept 1992 ; mais là plus rien ; je me suis dis :"la prochaine fois.»Il n'y a plus eu de prochaine fois. Quelques jours après, ce fut le début de la déprime ; mais je garde toujours espoir. Sans cette énergie qui me permettait de fonctionner depuis sept 1992 ce fut la dépression et avec la dépression, les idées suicidaires. J'avais déjà eu de ces idées, depuis l'accident de Reno ; mais elles disparaissaient très vite, merci mon Dieu. Maintenant, c’était plus grave ; je pensais à plusieurs façons d'arrêter cette souffrance, qui m'habitais de plus en plus. J'ai même élaboré plusieurs scénario, en voici quelques uns : »Me jeter en bas du pont avec mon auto ; me pendre dans mon garage ; ou tout simplement me tirer avec un fusil. Le suicide était devenu la solution facile à mes déboires mes souffrances ;je ne voulais pas mourir ;mais je voulais simplement arrêter de souffrir .Je ne voulais pas manquer mon coup ; la mort ne m'effrayait aucunement ; mais j'avais peur de souffrir encore plus . Mon cerveau fonctionnait, pour que tout se passe sans douleur.

 

Je me vois encore assis à ma table ; à ce moment là, je demeure dans une roulotte de voyage de 21 pieds sur mon terrain près de mon garage ; c’est tout ce qu'il me restait .J'imagine un entonnoir ; je vois mon ex épouse sur le haut de l'entonnoir ; je me dis :" Elle s'en sortira.»Moi, je me vois au centre de l'entonnoir et j'avais le choix. Le choix de remonter et de m'en sortir ; ou bien de creuser encore plus, atteindre le fond de cet entonnoir et d'en finir avec la vie .Si je m'enlève la vie, je n'aurai plus cette souffrance qui m’habite continuellement ; mais est-ce la meilleure solution ? La promesse faite à Dieu en 1992, je ne pourrai la tenir ? Reno et mes deux autres enfants, ne seront pas très heureux du geste de leur papa ; et toutes les conséquences que cela apporteraient dans leur vie ? Merci mon Dieu, je vais tout faire pour atteindre le bord de l’entonnoir. Je vais tenir ma promesse au Seigneur ; je veux que mes enfants soient fiers de leur papa.

Cette décision me fût favorable ; même si elle fût encore prise pour faire plaisir aux autres avant tout .Le jour même, je fus admis dans une maison pour personne dépressive ; avec l'aide de ma belle soeur et de mon beau frère ; je ne les remercierai jamais assez. J'ai passé cinq semaines à cet établissement, qui porte le nom d’éclaircie ; et j'avais besoin d'être éclairé .Au début, j’ai rencontré les préposés ; une psychothérapeute et un médecin deux semaines plus tard. Durant cette période j’ai assisté à une réunion AA ; la première depuis 1989. Cela ne m'a rien donné ; c’est ce que je croyais ? J'ai continué quand même, durant mon séjour à l'éclaircie. La psychothérapeute, une religieuse me dit ceci à la deuxième rencontre :" Il est temps que tu t'occupes de toi !"Le jour suivant, la directrice de cet établissement me dit après un long entretien :" Marcel demande à Dieu de t'aider dans tes prières; IL le fera" .J'ai toujours prié Dieu, mais encore dans la peur et je me disais ;" Il y a des personnes qui en ont plus besoin que moi ; donc indirectement je me prenais encore pour Dieu».Chaque soir je remerciais Dieu pour la journée ; je me disais quand la journée fut difficile ;" Cela aurait pu être pire.»Ce soir là, je me suis mis à genoux, et dans les larmes j'ai demandé à Dieu de m’aider, j'en avais vraiment besoin.

 

Quelques jours plus tard, une troisième rencontre avec la psychothérapeute ; à la fin de la rencontre je lui ai demandé si elle avait un endroit à me suggérer ; je lui dis :" j'ai tellement mal en moi, cela ne peut continuer comme cela, je voudrais m'en sortir." Elle me demande si une thérapie m'intéresserait ? Je lui ai répondu :" tout m’intéresse, si cela peut m'aider à m'en sortir." Elle me donne un numéro de téléphone ; elle me dit que le thérapeute se nomme Armand ; que la maison de thérapie est en Gaspésie, dans le comté voisin, Gascon pour celles et ceux qui connaissent. . Je remercie la religieuse pour ce nouvel espoir. Dès ma sortie de l’entrevue, je demande à la secrétaire la permission d'appeler cette maison de Thérapie .J’appelle, le téléphone sonne, je demande de parler à Armand ; quelques instants plus Armand le Thérapeute est au téléphone. Tout excité, je lui raconte mes déboires et je lui dis que je veux m'en sortir. Sa première réponse fut celle -ci :" Il est temps que tu t'occupes de toi !"Il me dit par la suite que la thérapie est basée sur les douze étapes. Je pourrai débuter dans deux semaines ; je le remercie .Je suis remplit d'espoir; enfin une lumière .En fermant le téléphone, je me rappelle qu’ 'il m'a dit les mêmes mots que la psychothérapeute :" Il est temps que tu t'occupes de toi "?Aujourd'hui, je sais ceci : »Le soleil de Dieu est toujours là ,même si parfois il est derrière quelques nuages de la vie .Cette période de ma vie ce sont quelques nuages; le soleil  reviendra et il est déjà là et ces nuages me furent  bénéfiques. »

 

 Deux semaines plus tard, j'arrive dans cette maison de thérapie en espérant qu'à ma sortie je serai guéri. Je passe trois semaines à cet endroit ;le temps de la thérapie sur les douze étapes.je crois que la thérapie me permis de comprendre ceci de très important :"Les étapes ne sont pas quelques choses que l'on apprend par cœur ;ce sont des expériences suggérées ,que l'on doit vivre de plus en plus en profondeur ;pour devenir un être équilibré et être vraiment heureux. »

J'apprends également ceci :"Chacune des étapes fait partie d'un mode de vie à approfondir, une seconde à la fois. Cela est aussi vrai pour la troisième et les onze autres étapes ; du moins pour moi selon mon cheminement personnel. Dans cette thérapie, j'apprends également la très grande importance de la vérité. En effet pour grandir sur le chemin de la sobriété ; je dois être vrai, avec moi-même et avec les autres. Vouloir l'être et l’être, c’est tout un travail pour un être humain comme moi ; j’ai dis tout au long de ma vie et je me croyais :" Je ne dis pas de mensonge, j'améliore seulement la vérité. «Je remercie le thérapeute, il fut un bon professeur ; il a su me montrer les douze étapes à la mesure de mon ouverture d'esprit du moment ». À la fin de la thérapie, je fais une 4 et 5 avec le Thérapeute.

 

Elle me fût bénéfique ; mais ce n'était encore que de la surface ;je m'explique :" La raison qu' une personne alcoolique atteint son bas fond ,c'est qu'il ne peut plus supporter ou dissimuler la souffrance qui l'habite ; donc quand tu commences a parlé de tes souffrances ,ce qui en ressort c'est ce qui est arrivé en dernier ; ce qui te préoccupe le plus au quotidien .

Même, si ce n'était que superficiel, c’est un début, sur le chemin du bonheur et je la conseille vivement .Après avoir fait ma 4 et 5 je suis fatigué ; je m'allonge sur mon lit. Je suis fatigué et en même temps, je sens comme une légèreté dans ma tête. Je sens également dans ma tête, comme une cassette qui était terminé et qui tourne dans le sens inverse ; une drôle de sensation et cela dure plusieurs minutes."

 

Je vais maintenant vous raconter ce qui m'est arrivé de plus important durant cette thérapie ; même si toutes les enseignements furent importants. C’est le niveau d’acception de notre impuissance à s'en sortir seul et de notre Abandon à un Dieu d’Amour dont dépend notre sobriété.  Voici la grâce reçu de mon Dieu d'Amour tel que je le conçois à la fin de la deuxième semaine .Je dois vous dire également que depuis l'âge de treize ans je fais de la méditation. Dans AA, il y a l’onzième étape qui dit :"Nous avons cherché par la prière et la méditation à améliorer notre contact conscient avec Dieu, tel que nous le concevons, Lui demandant seulement de connaître sa volonté à mon égard et de nous donner la force de l'exécuter."Le thérapeute nous invite dans une salle ; il nous invite à nous assoir confortablement dans un fauteuil. Il y avait une très belle musique d'ambiance .Il nous dit : » je vais vous faire faire une méditation dirigée. Fermez les yeux et concentrez-vous sur ce que je vais vous dire et également sur la musique ; si des pensées autres arrive ne vous en occupez pas. Il fait très beau, le soleil brille de toute sa splendeur ; tout près de vous, il y a un grand chêne et sous ce grand chêne, une table ; allez vous y asseoir. Vous apercevez au pied de l'arbre une boite et près de la boite, il y a une clé. Vous prenez la boite, puis vous prenez la clé .......................................(le thérapeute demeure muet un certain temps) J'ai ouvert la boite et dans cette boite selon moi, se trouvait toutes les choses qui nétaient pas encore réglées dans ma vie. Quelques larmes ; Armand dit ensuite vous entendez des pas, une personne arrive près de vous ; elle vous un geste de la main ; elle vous demande de la suivre .Encore des larmes ; mais de joie cette fois -ci ; la personne qui est là devant moi, c’est mon fils Reno. Je me lève et je marche derrière Reno sans dire mots. Nous arrivons au pied d'une montagne ; je vois qu'il y a un sentier au pied de la montagne ; et je continue de marcher en gravissant la montagne ; toujours en suivant Reno. Je crois comprendre que ce sentier que nous suivons permet de gravir la montagne jusqu’à son sommet.

À mi-chemin ; je vois apparaître une Lumière éblouissante .Cette Lumière est remplie des plus belles couleurs et chaque rayon de cette très belle Lumière, contient des couleurs tous plus belles les unes des autres. Ce ne sont pas des couleurs que j’ai l’habitude de voir avec mes yeux ; ces couleurs je les ressens avec les yeux de mon âme. Cette Lumière je l'a reconnais, et dans ce même moment je ressens circuler en moi l'énergie que j'ai ressenti au cimetière de sept 1992 à février 1996.  cette fois elle est d'une puissance beaucoup supérieure .Cette Lumière si belle, tellement belle que je ne peux vraiment la décrire ;ni la dessiner par la suite ; cette Lumière que je vois devant moi ; j'en suis certain, c'est Dieu dans toute sa splendeur . À suivre. Merci de me lire mes Amies Amis Je vous donne tout l'Amour que Dieu me fait grâce en cet instant présent. Marcel Reno disciple de Jésus, membre AA en cheminement ; parce qu'un jour un membre AA m'a tendu la main ; merci AA.


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